L’accès comme dimension de la qualité
Une université qui accueille de nouveaux publics réalise un progrès important si les étudiants peuvent apprendre et obtenir un diplôme reconnu. L’accès sans soutien, sans équipements ou sans perspectives peut toutefois conduire à l’abandon. La qualité doit donc inclure la réussite et les conditions réelles de participation, pas seulement le nombre d’inscrits. [1] [2]
Les ressources par étudiant
Lorsque les effectifs augmentent plus vite que les budgets, le nombre d’étudiants par enseignant, l’accès aux laboratoires et le temps de suivi peuvent se dégrader. Les établissements les moins dotés sont souvent ceux qui accueillent les publics les plus fragiles. Les politiques de financement doivent tenir compte des besoins et pas uniquement répartir une enveloppe uniforme. [3] [4]
La diversité des missions
Une université de recherche, un institut régional, une formation professionnelle et une université ouverte n’ont pas les mêmes objectifs. Les comparer avec un seul indicateur peut dévaloriser l’enseignement, l’insertion ou le service au territoire. Le rapport de l’UNESCO sur les classements souligne que les indicateurs peuvent détourner les établissements de leur responsabilité sociale. [2] [5]
Assurer la qualité sans fermer l’accès
L’assurance qualité doit vérifier les programmes, les qualifications, les évaluations et les services, tout en évitant de transformer la sélection en solution principale. Des parcours préparatoires, du tutorat, des adaptations pédagogiques et des certifications transparentes permettent de soutenir des étudiants nombreux sans abaisser les objectifs. [1] [4]
Ouvrir davantage de places peut remplir un amphithéâtre sans améliorer automatiquement l’apprentissage : si les enseignants, les bibliothèques et le tutorat ne suivent pas, les étudiants reçoivent moins d’accompagnement. La qualité dépend donc des conditions qui entourent l’accès.