Réponse historique

Pourquoi la traduction d’un texte sacré est-elle toujours une interprétation ?

Niveau de consensus : Majoritaire

Choisir un mot

Une notion liée à une histoire linguistique reçoit un terme déjà chargé dans la langue d’accueil. Le choix rapproche des idées mais crée aussi un nouvel écart. [1] [2]

Réorganiser la phrase

La syntaxe, la poésie et les jeux sonores résistent à la transposition littérale. Le traducteur hiérarchise alors le sens, le rythme et la lisibilité. [1] [3]

Ajouter des explications

Les gloses, les notes et les commentaires rendent explicites les décisions. La mise en page peut distinguer le texte reçu de l’interprétation ajoutée. [1] [2]

Former une tradition

Une traduction ancienne devient parfois elle-même référence et inspire liturgie, art et vocabulaire. Son influence dépasse alors sa fonction initiale d’équivalence. [1] [4]

Sources

  1. Bibliothèque nationale de France, Livres de parole : Torah, Bible, Coran ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  2. Bibliothèque nationale de France, Écrire la Bible chrétienne ↩ ↩
  3. Institut du monde arabe, Le Coran, histoire d’un texte entre oral et écrit ↩ ↩
  4. UNESCO — Mémoire du monde, Tripitaka Koreana ↩