Des règles existaient avant les textes modernes
Bien avant le droit international actuel, des coutumes militaires, des prescriptions religieuses et des accords entre souverains tentaient déjà de limiter certains comportements : piller une ville, attaquer un messager ou rompre une trêve n’étaient pas toujours considérés comme acceptables. Ces règles dépendaient toutefois des autorités et des rapports de force ; elles ne formaient pas encore un système mondial uniforme. [1] [2]
Le tournant de la Croix-Rouge et de Genève
L’histoire du CICR est liée au développement du mouvement de la Croix-Rouge et aux premières Conventions de Genève. En 1864, des gouvernements adoptent une convention pour améliorer le sort des militaires blessés dans les armées en campagne. Une idée nouvelle s’affirme : même pendant la guerre, une personne qui ne combat plus doit être secourue. [2]
Un exemple : un soldat blessé n’est plus traité comme une cible parce qu’il appartient au camp adverse. Les secours doivent pouvoir le rechercher et le soigner. La règle ne met pas fin à la guerre, mais elle fixe une limite à ce qu’il est permis de faire à une personne hors de combat.
Distinguer le début de la guerre et la manière de la mener
Le droit international humanitaire encadre surtout la conduite des hostilités : protection des civils, des blessés et des prisonniers, et limitation des armes et méthodes. La Charte des Nations Unies traite, elle, de la question du recours à la force entre États. Une guerre présentée comme légitime ne donne donc pas le droit de maltraiter les civils ou les personnes capturées. [1] [3]
Après 1945, un cadre international renforcé
Après la Seconde Guerre mondiale, la Charte de l’ONU affirme que les États doivent régler leurs différends par des moyens pacifiques et s’abstenir de la menace ou de l’emploi de la force contre un autre État, sous réserve du cadre prévu par la Charte. Elle ne rend pas les guerres impossibles, mais elle transforme le recours à la force en question juridique et institutionnelle internationale. [3]