Fouiller les habitats
Les maisons, les champs, les routes et les déchets renseignent sur la vie quotidienne et l’économie. Leur datation permet de suivre des changements antérieurs au contact européen. [1] [4]
Lire les paysages
Les terrasses, les canaux et les sols cultivés révèlent des aménagements durables. Une forêt actuelle peut conserver la trace de choix humains anciens. [1] [4]
Interpréter les documents
Les codex, les inscriptions et les récits transmis utilisent des conventions propres. Leur lecture doit associer langue, support et contexte rituel ou politique. [1] [4]
Critiquer les chroniqueurs
Les auteurs coloniaux observent selon leurs catégories religieuses et administratives. Leurs informations deviennent utiles lorsqu’on distingue description, traduction et justification de la conquête. [1] [4]
Un exemple simple : si un chroniqueur décrit un village comme « désert », des maisons, des champs en terrasses ou des outils retrouvés sur place peuvent raconter une tout autre histoire. C’est en confrontant ces traces au récit écrit que l’on évite de prendre le regard du conquérant pour la réalité entière.