Réponse historique

Comment l’altération d’un matériau renseigne-t-elle et menace-t-elle un objet archéologique ?

Niveau de consensus : Majoritaire

Réagir avec le milieu

L’eau, les sels, l’oxygène, l’acidité et la température transforment progressivement les matériaux. La vitesse dépend de leur composition et des variations environnementales. [2] [3]

Enregistrer une histoire

Une patine, un produit de corrosion ou une pénétration minérale peut garder la trace du sol, d’un incendie ou d’un usage. L’analyse distingue autant que possible fabrication et vieillissement. [3] [4]

Changer d’équilibre

Sortir un objet du sol modifie brutalement son exposition à l’humidité, à la lumière et à l’oxygène. Une matière jusque-là stable peut alors se fissurer, se déformer ou corroder rapidement. Un objet métallique qui semblait intact dans un sol pauvre en oxygène peut donc commencer à se dégrader dès son dégagement : la fouille est aussi le début d’une urgence de conservation. [3] [4]

Conserver avec mesure

Le diagnostic précède nettoyage, consolidation et contrôle du climat. L’objectif est de ralentir l’altération tout en préservant les traces utiles à de futures recherches. [2] [3]

Sources

  1. Inrap, Culture matérielle — Âge du Bronze et âge du Fer ↩
  2. CNRS Le journal, Le verre, matériau aux mille facettes ↩ ↩
  3. Réseau CAIRN — CNRS, Physico-chimie des matériaux archéologiques et culturels ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
  4. Musée d’Archéologie nationale, Dossier pédagogique : les matériaux en archéologie ↩ ↩