Un pouvoir interne
À l’intérieur d’un territoire, la souveraineté renvoie à la faculté de produire des règles, de rendre la justice et de mobiliser des ressources publiques. Elle ne signifie pas que le pouvoir agit sans contraintes : il peut être limité par des lois, des coutumes, des constitutions ou des engagements politiques. [1] [2]
Une indépendance externe
Dans les relations entre États, elle signifie qu’aucune puissance étrangère ne dispose normalement d’un droit général de commander. L’égalité souveraine affirmée par la Charte des Nations unies exprime cette règle, même si les rapports de force la rendent inégalement effective. [2] [4]
Une notion concrète
La souveraineté se lit dans des pratiques : contrôler une frontière, battre monnaie, nommer des agents, conclure des traités ou lever l’impôt. Ces capacités peuvent être partagées, déléguées ou contestées sans que le mot disparaisse du vocabulaire politique. [1] [3]
Un concept discuté
Les historiens évitent d’en faire une réalité éternelle. Des autorités médiévales superposées, des empires et des unions politiques ont longtemps organisé le pouvoir autrement que par l’État territorial contemporain. [1] [3] [4]