Réponse historique

Pourquoi une traduction littéraire est-elle aussi une interprétation ?

Niveau de consensus : Majoritaire

Choisir un sens

Un mot polysémique n’a pas toujours un équivalent couvrant les mêmes usages. La phrase et l’ensemble de l’œuvre orientent le choix sans supprimer toute ambiguïté. [4] [2]

Recomposer le rythme

Longueur, sonorités et ordre des mots varient entre langues. Conserver une rime peut obliger à déplacer une nuance, tandis qu’une traduction littérale peut perdre la cadence. [4] [1]

Situer une référence

Jeu de mots, coutume ou citation implicite peut être gardé, expliqué ou rapproché du lecteur. Chaque solution règle différemment étrangeté et compréhension. [4] [2]

Comparer les versions

Lire plusieurs traductions fait apparaître les décisions plutôt qu’une supposée transparence. Préfaces et manuscrits de traducteurs documentent parfois leurs contraintes. [4] [1]

Sources

  1. Bibliothèque nationale de France, Les manuscrits littéraires ↩ ↩ ↩
  2. Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits ↩ ↩
  3. Bibliothèque nationale de France — Gallica, Littérature française ↩
  4. Bibliothèque nationale de France, Les modèles de Marcel Proust dans les collections du département des Manuscrits ↩ ↩ ↩ ↩